Millésime 2016

Un millésime qui se termine mieux qu'il n'avait commencé !

                      Les conditions climatiques de début de cycle ont été marquées par des conditions printanières chaotiques : températures fraîches, temps très pluvieux et peu de luminosité. Le 27 avril, nous avons été touchés par un épisode de gel historique -comme le reste de la Bourgogne-  affectant grandement trois de nos parcelles.  Par la suite, la pluie a permis au mildiou de se développer avec une intensité rare et le combat contre cette maladie a été de tous les instants.  Lors des rares fenêtres disponibles, un ébourgeonnage et un effeuillage sévère ont permis de diminuer au maximum l’installation de l’humidité.

                      Fort heureusement, notre travail acharné jusqu’à fin juillet et l’arrivée salutaire de l’été ont permis à nos vignes de reprendre un cycle normal et d’amorcer une belle véraison. Avec deux mois sans humidité, la maladie a été presque partout complètement endiguée et seulement quelques dégâts de grillure épars ont été constatés.

                      Concernant l’état sanitaire, il est à noter que les grappes ont mis longtemps à se fermer mais dans une atmosphère sèche (un des rares épisodes peu humide du printemps) et avec une absence totale de botrytis qui s’est confirmée jusqu’à la récolte.

                      Nous avons pu noter sur certains secteurs un léger stress hydrique début septembre qui a entraîné une défoliation des feuilles à la base du cep et un phénomène de concentration des sucres dans les raisins. De manière générale, les conditions météorologiques de septembre ont permis une accumulation des sucres assez importante sur les pinots noirs et les chardonnays. Les acidités totales étaient assez homogènes mais les PH plutôt bas en raison de faibles concentrations de potassium.

                      Après les prélèvements, il a été assez facile de déterminer la date des vendanges et l’ordre de récolte des parcelles. De plus, le temps sec, ensoleillé et frais le matin a permis une récolte optimale. Contrairement aux prévisions, nos trois vignes gelées n’ont pas été cueillies les premières, la maturité n’étant pas encore présente. La récolte a évidemment été maigre (environ 60 % de perte sur ces parcelles) mais d’une qualité inattendue.